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Vendredi 21 juillet
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Le 20e anniversaire de la fête

Petit test d'agilité arithmétique: sachant qu'en 2001 on a fêté le 20e anniversaire de la fête de Gougnies, quand celle-ci a-t-elle vu le jour?
Voyons: 2001- 20 = 1981?

Au coin avec un bonnet d'âne! Et allez chercher la réponse dans notre rubrique "Associations :
comité des fêtes
" !

Donc, à l'occasion du 20e anniversaire un spectacle a été donné dont nous vous livrons ci-dessous le scénario.

TABLEAU I : Le Grand Feu




"Oyez, oyez, bonnes gens !
Je vous conte ce soir l'histoire des preux chevaliers de la "Ducasse".
Ce récit fut vécu est n'est donc point légende !
Prêtez-y oreille attentive, vous le conterez plus tard à vos ouailles."


Sur fond de sonneries de trompettes et d'une musique égrenée par une vielle, c'est par ces mots, qu'un troubadour lançait le spectacle donné en 2001 pour le 20e anniversaire du Comité des fêtes
Il poursuivit :
Le fief de Gougnies offrait à ses fidèles sujets la sérénité d'un écrin
de verdure au coeur d'imposantes forêts seigneuriales.

La terre y était généreuse et le bonheur de ses habitants s'y exprimait
à l'occasion de certaines coutumes locales léguées par leurs ancêtres.

A la fin de l'hiver, Messire Guy de la Molaire Plombée, Grand
Ordonnateur de la Confrérie des Anciens, organisait le grand bûcher
annuel pour chasser des chaumières et des champs les mauvais
esprits de l'hiver.


Apparition sur scène de Guy Baudoux en costume de bourgeois accompagné de sorcières et manants.

Guy Baudoux :
"Que les flammes du bûcher chassent de notre fief les esprits de l'hiver et que le soleil du printemps fertilise notre terre ! Qu'il soit versé à boire à notre bon peuple et que l'on festoye jusqu'au lever du jour !"

Arrivée sur scène d'une fanfare en costumes du Moyen-Age. Rondeau sur musique carnavalesque

Guy Baudoux :
"Bénis soient ces jours vénérés où le bon peuple festoye sans vergogne ! Maudite soit cette foutue migraine... N'y a-t'il pas parmi cette fougueuse jeunesse de bonnes âmes qui me prêtent main-forte ?"

Le troubadour :
"Oui, le grand ordonnateur du bûcher annuel se sentait bien seul...

Pour préserver toute sa grandeur,
son oeuvre demandait peine et ardeur.
Mais soucieux de pouvoir la perpétuer,
Il exhortait les bonnes volontés
à offrir à la confrérie d'antan
Aide, amitié et nouveau sang...

Et sa prière fut entendue..."




TABLEAU II : Naissance du comité

Sonnerie de trompettes.


Le troubadour :
"En l'an de grâce 1982 de notre ère, répondant à l'appel de Messire Guy de la Molaire Plombée, Grand Ordonnateur de la confrérie des Anciens, les premiers Chevaliers de la Ducasse faisaient le serment de lui prêter main-forte afin de perpétuer les belles coutumes locales."

Sonnerie de trompettes.

Arrivée sur scène de membres fondateurs du comité en costumes de chevaliers
Ils croisent les épées.

Ensemble :
"Nous, chevaliers du fief de Gougnies, nous nous engageons envers notre bon peuple à soutenir et perpétuer les belles coutumes locales."

Trompette.

Chevalier 1 :
"Main-forte nous prêterons à l'accomplissement du grand bûcher annuel !"

Chevalier 2 :
"Nous irons dans la forêt récolter le bois dont les flammes purificatrices chasseront de nos chaumières les esprits de l'hiver!"


Trompette.

Chevalier 3 :
"Point n'oublierons d'y emporter la liqueur bienfaisante qui réchauffe le coeur et maintient le bon esprit de chevalerie."


Trompette.

Chevalier 4 :
"Après avoir perçu la dîme, nous puiserons dans un chaudron le vin chaud qui teinte les joues des bonnes gens du vermeil de la fête !"

Chevalier 3 :"Point n'oublierons de griller la viande qui remplit la bedaine des fêtards
affamés."

Trompette.


Chevalier 1 :"Les habitants du village sortiront de leurs chaumières et nous formerons un grand cortège que les musiciens feront danser autour du bûcher !"


Chevalier 3 :"Point n'oublierons de festoyer jusqu'au lever du jour."

Trompette.

Les chevaliers s'asseyent autour de la table et trinquent.


Un ancien (vieil homme barbu) installé discrètement dans l'ombre se lève et interpelle les chevaliers.

Vieil homme :
"Messeigneurs, puissiez-vous pardonner mon impertinence, mais j'ai prêté oreille attentive à votre discours et me permets de vous faire suggestion...

A l'époque où votre humble serviteur était un jeune et joyeux gaillard, les bonnes gens du village faisaient bombance et festoyaient trois jours durant à la fin de l'été.

Sans doute dans votre élan, pourriez-vous renouer cette coutume du passé ?..."


Bref silence. Les chevaliers se regardent. Le premier se lève, solennel.

Chevalier l :
"Honorable Ancien, ton idée me plaît ! Et vous, mes amis, ne voyez-vous pas là opportunité pour éloigner de nos chaumières les démons de la morosité et faire renaître au sein de notre village l'esprit de convivialité ?"

Tous :"Hourra ! Que renaisse la fête du village pour le plus grand bonheur de notre bon peuple !"

Chevalier 3 :
"Point n'oublierons de festoyer trois jours durant."

Ils trinquent.

Le troubadour :
"De l'ancien, l'idée était bonne.
Enfin allait revivre la fête d'automne.
Pleins de fougue assurément,
Pour vous tous, bonnes gens,

Ces preux chevaliers sur ses traces
Ranimaient les feux de la Ducasse !"

Air de musique (cuivres : triomphal).

Les chevaliers et le vieil homme sortent.
TABLEAU III : La fête

Le troubadour :

"Ainsi fut dit, ainsi fut fait !
A la fin de la quatrième semaine du mois de septembre, le village de Gougnies vibrait d'une grande fête populaire.
Les bonnes gens venaient des fiefs voisins, et parfois même lointains, partager avec les habitants de nos chaumières ces moments de bonheur et de grande convivialité.
Les rues offraient à tous le spectacle chatoyant d'un grand marché animé de moultes activités."


Arrivent alors sur la scène :
- la charrette à bras et ses bénévoles
- un mime

- des joueurs de quilles
- plusieurs charrettes avec divers objets (paniers en osier, pots en terre,
vieux outils) rappelant la brocante.

Ces personnages s'animent quelques minutes dans l'ambiance de marché populaire, sur fond de musique d'époque, dans un brouhaha caractéristique.


Entrée sur scène des chevaliers de la Ducasse :

Chevalier l :
"Oyez bonnes gens, les Chevaliers de l'Ordre de la Ducasse vous convient ce soir au grand bal qu'ils organisent au coeur du village !"

Chevalier 2 :
"Venez tous danser, il y aura de la bière et la musique de nos joyeux ménestrels !"

Chevalier 3 :
"Point n'oublierons de conter fleurette aux gentes damoiselles et de festoyer jusqu'au lever du jour !"


Un groupe d'enfants entre en scène.
Ils sautillent sur place en criant : "Et nous, et nous ?"


Chevalier 4 :
"Que les enfants du village se réjouissent et viennent avant le coucher du soleil former une ribambelle. Il y aura musique, jeux et friandises ! Qu'on se le dise !"

Les enfants :
"Ouwèèèèè !"

Chevalier 3 :
"Point n'oublieront les parents de les accompagner, ils pourront ainsi festoyer !"


Tous les personnages quittent la scène sur fond musical.


Le troubadour :
"Bonnes gens, les enfants en tête,
retrouvaient les joies de la fête.
De musique et de vie inondé,
Le village se sentait bien animé.
Vive les Chevaliers de la Ducasse

Car de solitude vite on se lasse."


TABLEAU IV : Caisse à savon - Bodega

Le troubadour :

"Que de monde et quelle animation dans le village.

Tout le fief en vibrait et la fête battait son plein.


De jeunes téméraires s'adonnaient même à un jeu particulièrement hardi mais très ennivrant.

Au plus haut quartier du hameau, ils séparaient leurs charrettes de leur attelage et, devant une foule ébahie, ils dévalaient les chemins tortueux, entre les chaumières protégées d'épaisses gerbes de cette belle paille jaune de nos campagnes.
Les villageois en fête acclamaient avec grande joie ces charretiers sans boeufs et leur faisaient grande ovation lorsqu'ils atteignaient sans défaillance la fin de leur périple."

"Bonnes gens, vous qui me prêtez oreille attentive, vous pouvez sans peine comprendre que tant d'animosité sous le soleil encore bien chaleureux de cette fin d'été devait des habitants du village déssécher le gosier."

Entrée sur scène des chevaliers de la Ducasse.


Chevalier l :
"Voyez, mes amis, cette accueillante taverne, c'est la taverne Bodega.
Chaque année à la fête, il lui sera demandé de désaltérer en toute convivialité les fêtards assoiffés."

Chevalier 3 :
"Point n'oublierons d'emporter nos deniers afin d'y festoyer sans compter."

Chevalier 2 :
"Holà, taverniers, apportez-nous à boire !"


Entrent en scène des inconditionnels du Bodega habillés en taverniers (tabliers) avec cruches et gobelets en grès.

Ils servent les chevaliers . Ils trinquent.


Chevalier 4 :
"Ho taverniers, qu'est-ce donc là pour un breuvage ?
Il est frais comme la jeunesse,
Il est onctueux comme le plaisir,

Son amertume n'est point agressive et met du coeur au ventre !"


Un tavernier :
"C'est la Gougnies, Messeigneurs.
Une bière brassée avec soin par des artisans pour notre village.
Les trois jours de fête durant, elle coulera dans les gosiers.
Tout au long de l'année, dans les chaumières, entre amis, elle se dégustera !"

Chevalier 3 :
"Point n'oubliez de remplir nos pichets, car en ce lieu, qu'il est bon de festoyer !"



Le troubadour :
"La fête dans le village très animée
Des bonnes gens le gosier a séché.
Sans doute à la taverne Bodega
Sincère amitié tu trouveras
Des chaumières sortent les familles

Pour rire et conter devant la Gougnies."


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Photos Michèle Massaux

Tout le monde parle encore à Gougnies des épiques courses de caisses à savon des années 1983 et 1984. Ambiance garantie!




TABLEAU V : Resto
Les chevaliers et les taverniers ont quitté la scène.
Seuls sont restés attablés quelques fêtards et le chevalier 3.


Un fêtard (éméché) :
"Ami, notre pichet est vide ! N'avez-vous point autres deniers pour ramener en ces lieux ces braves taverniers ?"

L'autre fêtard :
"De la Gougnies, sans vergogne, nous avons abusé. Nos vessies sont pleines mais vides sont nos bedaines. J'ai ouï dire que près d'ici une auberge conviait les fêtards affamés et pourrait donc notre fringale assouvir."

Chevalier 3 :
"C'est la vérité, mon brave ! Point n'oubliez de m'y inviter !"

Le troubadour :
"Oui, bonnes gens, tout ce peuple qui festoyait, il ne fallait pas omettre de le nourrir. En ces jours d'abondance, on se devait d'oublier la pitance pour prôner l'abondance.

A cet effet, nos preux chevaliers de la Ducasse avaient conclu un pacte avec un maître de cuisines !"


Sonnerie de trompettes.

Le troubadour :
"Messire Grand Claude, très vénéré chef de la confrérie gastronomique des quatôze pîntes, officiant al'lousse avec talent à l'auberge de la fête avec l'aide de la famille Poussindin, le bon peuple a faim !"



Entrent en scène en imposant cortège :
- le chef
- les fidèles bénévoles portant des plateaux garnis de nourriture


Le troubadour :
"Profondément attachée au terroir, la confrérie des quatôze pîntes se plaisait à exprimer par son verbiage son amour de la longue d'oil."

Le chef :
"Bondjou à tertous !
Si les bravè djins ont fwin, gn'a qu'à passer à tâbe ! Dji sus prèsse ! Au menu :"

Cuisinier l :
"Des vitoulets bin craus."

Cuisinier 2 :
"Del djoute avou des porias."


Cuisinier 3 :
"Del vatche folle et des frites de dicausse."

Cuisinier 4 :
"Di bon pwin et du bûre di cinse."


Cuisinier 5 :
"Et c'est l'chef qui paye el dessert."

Chevalier 3 :
"Point n'oublions le bon vin et offrons-le en épousailles à cette plantureuse mangeaille."

Le chef :
"Et après çoulà, ci qu'a co fwin, n'a qu'à me l'dire ! Dji li payerai in verre au bodega !"


Le troubadour :
"Pleinement heureux de leur festin,
Les fêtards rassasiés ont goûté le vin.
Certains fidèles de ces belles agappes
Ont prôné de son château celui du pape.
De l'auberge le chef a tenu ses promesses,

Longtemps encore, on vantera ses prouesses."
TABLEAU VI : Crêperie

Entrent sur scène les chevaliers 1 et 3.

Chevalier 3 :
"Quel est cet appétissant parfum qui titille si agréablement mes précieuses
narines ?"


Chevalier l :
"C'est l'odeur gourmande qui se dégage sans vergogne de la savante cuisson des bonnes crêpes du pays ! Imaginez, mon brave ami, la savoureuse pâte faite des bons produits de nos fermes, qui s'étend en grésillant dans le beurre fondu de la poêle bien chaude.

Voyez ces belles crêpes bien épaisses, sucrées à volonté, voire même généreusement garnies d'onctueuses confitures aux moultes saveurs par les gentes Dames Crêpières.
La gourmandise n'est pas un crime, mon bon ami, venez, je vous invite !"

Chevalier 3 :
"Point n'oublierons de faire bombance, et si les gâteries de Dame Crêpière
pèsent quelque peu sur notre bedaine, nous boirons la Gougnies pour ne point perdre haleine !"



Les deux chevaliers prennent place à table.

Entrent en scène toutes les dames de la crêperie, en costumes, la louche ou l'assiette à la main.

Le troubadour :
"En vérité, si les crêpes sont friandises,
Est-ce de les aimer une gourmandise ?
Elles exhalent, je vous le proclame,

Les vraies saveurs de nos campagnes.
Pourrait-on sans vergogne festoyer

En omettant hélàs d'y goûter ?"

Musique.

TABLEAU VII : L'après-fête

Le troubadour :

"Nul doute n'était possible, la fête d'automne était un beau succès.


La plupart des habitants étaient sortis de leur chaumière, les rues du village avaient vibré de la joie d'une vraie convivialité.

Mais tout, et surtout les bonnes choses ont une fin.

Chacun était rentré chez soi, la tête pleine de bons souvenirs, la bouche un peu pâteuse, certes, mais oh combien heureux d'avoir pu vivre ces précieux moments dans un esprit de famille qui génère dialogue et solidarité.

Les chevaliers de la Ducasse, pleinement satisfaits du travail accompli, se devaient, en hommes d'honneur, de gérer leur nouveau patrimoine et d'en faire bon usage.

Quelques temps après les festivités, ils firent serment de souvent se réunir afin d'asseoir leur sagesse à la table des bonnes décisions."



Sonnerie de trompettes.

Nouvelle sonnerie de trompettes.

Les chevaliers entrent en scène, s'installent autour de la table.

Chevalier 1 :
"Mes amis, les bonnes gens du village nous ont accordé leur confiance, nous ne pouvons les décevoir.
Trois jours durant, ils ont festoyé à nos côtés et bon nombre de deniers rendent notre escarcelle bien ventrue.
Soyons généreux, mes amis, notre tâche n'est point d'amasser trésor mais bien de défendre l'amitié contre les démons de la solitude et de la morosité."

Chevalier 2 :
"Sans doute pourrions-nous à l'occasion de l'an nouveau faire visite aux bonnes gens du village et leur faire présent de quelque gâterie !"

Chevalier 3 :
"Ami, je vois là nouvelle tentation de ne point oublier de festoyer !"

Chevalier 1 :
"Qu'importe, fidèle à notre devise, cette idée me séduit. Qu'il en soit donc ainsi !"


Deux figurants entrent en scène, des cadeaux dans les bras.

Ils sont quelque peu éméchés.

Figurant l :
"Oyez, bonnes gens, oyez ! Les chevaliers de la Ducasse vous souhaitent un joyeux Noël et une heureuse année ! Ouvrez vos chaumières, il vous sera fait présent de quelques gourmandises !"

Le troubadour :
"Les habitants du village faisaient bon accueil à ces envoyés de l'ordre de la Ducasse et dans chaque chaumière visitée, le verre de l'amitié réchauffait coeur et gosier !"



Figurant 2 :
"Ami, j'aperçois là une chaumière que avons oubliée. Allons d'un pas assuré (il titube) leur porter notre présent.
Holà, gente Dame, ouvrez, c'est de l'ordre de la Ducasse le cadeau de la nouvelle année !

N'allez point à votre escarcelle, nul denier ne doit vous être demandé !"

Le troubadour :
"Cette règle établie, certains ne l'avaient pas bien comprise, mais celà est une autre histoire..."


Figurant 2 :
"Allons, braves gens, ouvrez votre porte ! Cette chaumière serait-elle vide ?"

Survient alors en guise de réponse un long et puissant mugissement.

Eclat de rire !


Chevalier l :
"Holà gentilshommes, les vaches de Maître François n'ont point consommé de Gougnies, et notre présent n'ont donc pas mérité !"


Rires.


Le troubadour :
"Et la tournée, vous pouvez l'imaginer, s'achevait dans la bonne humeur et dans la chaleur des chaumières décorées pour les fêtes de fin d'année."

Les "distributeurs de pralines" quittent la scène bras-dessus, bras-dessous.

Musique de Noël.


Le troubadour :
"Les chevaliers de la Ducasse l'avaient juré,
De sa fidélité le peuple serait remercié.
Petits et grands tout au long de l'année
Des écus de la fête ils pourraient profiter.
C'est ainsi qu'aux maîtres de la fête d'automne

Nul ne regrette les deniers qu'il donne."

TABLEAU VIII : Tournés vers l'avenir

Entrent en scène :
- un enchanteur qui tient en main une
boule de cristal.
- une escorte de quatre figurants avec des torches.

Le troubadour , saluant respectueusement l'enchanteur :

"Maître, pouvez-vous, dans l'éclat cristallin de cette boule, voir l'avenir et deviner ainsi la fin de mon histoire ?"


L'éclairage converge vers l'enchanteur et particulièrement la boule de cristal.

L'enchanteur :
"Je vois... je vois...
Je vois une longue vie à l'ordre des chevaliers de la Ducasse...
Je vois... un village fier de sa fête...
Je vois... des tas de gens qui oeuvrent bénévolement pour perpétuer les coutumes...
Je vois... beaucoup de joie... la vie pétillante d'un terroir...
Je vois... un voyage vers une contrée lointaine, l'heureuse découverte de nouveaux amis sur la terre de France...
Je vois... les habitants d'un fief nommé Chouzé-sur-Loire, de bonnes gens qui elles aussi aiment festoyer et partager le bonheur des trésors du terroir...
Je vois... à travers ce parrainage convivial, de chatoyantes épousailles.
Avec la bénédiction du folklore et des coutumes locales, Dame Gougnies s'en va retrouver Monseigneur de Bourgueil."

Le troubadour, curieux, s'approche de la boule de cristal et s'émerveille.


Le troubadour :
"Est-ce miracle ? Cette image est claire comme limpide est le cristal ! C'est comme si on y était !"

Entrée en scène :

l) D'un côté > une délégation de l'harmonie de Chouzé, costumée et jouant de ses
instruments. Un des leurs arbore la dive bouteille et un verre.
2) De l'autre côté > les chevaliers de la Ducasse, accompagnés de quelques
tambours (costumes Moyen-Age). Un des chevaliers arbore une bouteille de

Gougnies et un verre.

Les deux groupes sont côte-à-côte.
Gougnies et Chouzé s'échangent les verres.


Chevalier 3 :
"Point n'oublierons d'ensemble toujours festoyer !"

Comme sur la gravure de la pierre du parrainage, ils trinquent sous les acclamations.


Musique.

Tous les acteurs des huit tableaux se rassemblent sur la scène.

Musique
TABLEAU IX : Final

Le troubadour :
"Voilà, bonnes gens, l'aventure vécue des chevaliers de l'ordre de la ducasse du fief de Gougnies !

Puisse-t-elle marquer à jamais l'histoire de notre terroir.
Puissent les générations futures perpétuer nos coutumes et traditions.
Elles font partie de notre patrimoine.
Qu'ils soient chevalier de la ducasse ou officier de la Marche, ces gens de bonne volonté sont le symbole de la convivialité.

Ils sont et resteront, à travers la vie sociale et culturelle du village, les artisans d'un avenir plus humain.
Ils sont la preuve vivante que l'on peut encore à notre époque être attentif aux autres, que l'on peut, en se serrant les coudes, lutter efficacement contre les démons de l'égoïsme et de l'indifférence.
Puissent nos enfants ne pas oublier cet élément fondamental de tout civisme.
Et si c'est en festoyant que les coeurs s'ouvrent et que les mains se tendent, alors, comme aujourd'hui, depuis 20 ans, festoyons encore sans vergogne des années durant !


Musique et arrivée sur scène d'un immense gâteau avec 20 bougies à souffler.

Texte écrit par Jean Marcelle

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