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Méconnu à Gougnies: le Professeur Dautrebande

Gougnies a vu naître, en 1894, un personnage qui acquit une grande réputation dans les milieux médicaux et dont la mémoire est perpétuée aujourd'hui par une fondation portant son nom et qui, depuis 1973, attribue un prix triennal de médecine ainsi qu'un prix pour "un enfant de Gougnies". (1)

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Gougnies - Dautrebande - coll Burton-Nollevaux -  Cliquez pour agrandir


Selon sa volonté, 10% de la somme attribuée (125.000 euros en 2003) peuvent en être distraits au profit d'un « enfant de Gougnies » désireux de se perfectionner dans la discipline qu'il a choisie.
Outre son prestigieux palmarès médical, on ne connaît guère de détails quant à la vie du professeur Lucien Dautrebande si ce n'est qu'il était le fils d'Emile Dautrebande et d'Elise Poulet de Mettet. Son père était peut-être tailleur d'habits. Il avait un frère ingénieur.
A Gougnies, le professeur Dautrebande avait son cabinet et habitait rue de Dinant dans la maison qui fut acquise en 1948 par le docteur Baudoux et son épouse. A cette époque, le professeur Dautrebande avait sans doute déjà quitté le village. Lorsqu'il décéda accidentellement le 23 novembre 1968 à Uccle, il était, en tout cas, domicilié à Bruxelles et avait perdu son épouse, Fernande Hamann. Il est inhumé dans le cimetière de Gougnies.

On lira ci-après sa biographie établie par l'Atelier de généalogie de l'Université du Temps Disponible à Huy (2)

Le même organisme, en vue de « cousinades » organisées l'été dernier pour réunir les Dautrebande « d'ici et d'ailleurs » a réalisé une étude sur l'origine de la famille et sa diaspora. Le berceau des Dautrebande pourrait être Bende-Jenneret qui est aujourd'hui un hameau de Durbuy. Mais on en recense dès le XVIIe siècle à Huy où ils exercent généralement le beau métier de vigneron ! Toujours selon les recherches de l'Université du Temps Disponible, le dernier viticulteur de la famille fut Adolphe Dautrebande qui avait ses vignobles au lieu dit « Le fond des vignes » à Saint Léonard près de Huy. Il obtint encore un prix pour son vin rouge en 1901 à l'Exposition universelle de Liège.
Enfin, c'est à François Joseph Dautrebande, leur maire dès 1830, que les Hutois doivent leur premier éclairage public !

Il y a une branche suisse des Dautrebande : on y recense deux pasteurs et le chef de l'orchestre symphonique de Lausanne. Par ailleurs, une branche de la famille a émigré à la fin du XIXe siècle en Australie où elle porte le nom de Doutreband.

Mais revenons à Gougnies : davantage de renseignements pourraient sans doute être recueillis sur le professeur Dautrebande et son épouse à l'époque où ils y résidaient. Il serait également intéressant de recueillir le témoignage des étudiants « enfants de Gougnies » qui ont bénéficié de la bourse.

Info@Gougnies.be ou la rubrique « Commentaires » en fin d'article ne demandent qu'à recueillir vos avis, vos informations, vos pistes... qui seront utiles, non seulement au site mais également à l'Université du Temps Disponible.


Ben

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Rue de Dinant, 19: c'est ici qu'il habita

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Sa tombe au cimetière. Son nom et celui de son frère figurent sur la plaque à droite de la stèle.(Photos Ben)

Les Dautrebande et la médecine

Lucien, Adolphe, Jean-Baptiste, Ghislain Dautrebande


Docteur en médecine, Docteur en philosophie de l'Université d'Edimbourg, Docteur Honoris Causa de l'Université de Bordeaux, membre titulaire de l'Académie Royale de Médecine de Belgique. Professeur d'Université émérite.
Fils de Emile Joseph Gilain Dautrebande de Mettet et de Elise Renelle Poulet, Lucien Dautrebande a vu le jour le 25 janvier 1894 dans le village de Gougnies (entité de Gerpinnes, Province de Hainaut). Il est décédé accidentellement à Bruxelles le 22 novembre 1968 et a été inhumé dans le caveau de la famille au cimetière de Gougnies. Il était veuf de Fernande Hamann. Il a été diplômé docteur en médecine en 1919 et docteur en sciences en 1926.

Sa carrière militaire

Engagé par les troupes d' administration comme volontaire de carrière pour un terme de milice prenant cours le 15 septembre 1914. Le 14 mai 1914, il est devenu aspirant du service des secours (service médical) attaché à l'hôpital de Louvain. Ensuite, il est attaché au 6e régiment de ligne et le 14 octobre 1914, il est nommé auxiliaire du service des secours avec assimilation au grade d'officier auxiliaire pour la durée de la guerre en exécution de l'ordre du 31 janvier 1915.
Le 15 août 1915, il est attaché à la colonne d'ambulance de la 2e division d'armée et le 29 juillet 1916, il est attaché à l'hôpital militaire « Les Hellandes » à Angerville l'Orcher, puis le 3 avril 1917, il est attaché à l'hôpital de Saint-Jean-Cap-Ferrat.

Le 17 février 1918, il est commissionné au grade d'auxiliaire du service médical avec assimilation aux sous-Lieutenants auxiliaires, par arrêté royal à la date du 15 août 1918.
Le 9 novembre 1918, il est attaché à l'hôpital militaire de Louvain et le 21 janvier 1919, il est désigné pour l'hôpital militaire de Beverloo. Le 30 août 1919, il est désigné pour être mis à la disposition du médecin principal, chef du service santé de l'Armée d'occupation et est finalement pensionné par arrêté royal du 26 mars 1920.

Sa carrière professionnelle

Comme jeune médecin auxiliaire, il est mêlé pendant près de 3 ans aux durs combats de la première guerre mondiale. Il travaille ensuite en Angleterre, dans le prestigieux laboratoire de Haldane, sur les échanges respiratoires. Dès 1925, il souligne l'importance des variations de l'équilibre acido-basiques sur la vie cellulaire.

A partir de 1932, il poursuit ses recherches comme professeur de pharmacologie à l'Université de Liège. Après la deuxième guerre mondiale, il travaille à l'Université de Rochester (NY) sur la pénétration des polluants dans l'appareil respiratoire.
En dehors de ses missions prolongées aux Etats-Unis, il poursuit des recherches en Belgique avec Cornel Heymans. Dans les années 50, avec Fleish et Cournand, il anime à plusieurs reprises, les Entretiens de Physiopathologie respiratoire de Nancy, leur donnant une renommée internationale et stimulant les jeunes chercheurs européens.

Jusqu'à sa mort accidentelle à la fin de l'année 1968, il cherche à mieux analyser la pénétration des aérosols dans les voies aériennes.
A l'Université de Liège, le professeur Lucien Dautrebande a été chargé de cours en 193 1, puis il a été nommé professeur extraordinaire en 1932 et professeur ordinaire en 1935. Il a cessé ses activités en 1948.
De 1931 à 1945, il a enseigné les éléments de pharmacologie et pharmacodynamique. Il a dirigé l'Institut de thérapeutique expérimentale et de pharmacodynamie jusqu'en 1945.

Texte rédigé par l'Atelier de généalogie de l'Université du Temps Disponible


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(1) Fondation Professeur Lucien Dautrebande.
c/o Académie Royale de Médecine de Belgique
Rue Ducale, 1
1000 Bruxelles

Précisions de la Fondation à ce propos
Les statuts de la Fondation stipulent :
"Le Conseil d'administration a la faculté de défalquer des revenus nets annuels de la fondation, un montant égal à un dixième de leur valeur. Ce montant est destiné à permettre éventuellement à un enfant de Gougnies (Hainaut), village natal du fondateur, de faire un séjour à l'étranger pour parfaire ses connaissances dans la discipline qu'il aura choisie, quelle qu'en soit la nature. Cette bourse de voyage est éventuellement accordée par le Conseil d'administration."

Pour être recevable et pouvoir être prise en considération, toute demande doit donc répondre à ces critères. Si elle y satisfait, un dossier reprenant les acquis et les projets est à soumettre au Conseil d'administration qui l'évaluera sur le fond avant de prendre une décision.

Pour éviter toute équivoque, il est utile de préciser que :
1. Par "Enfant de Gougnies", il faut entendre un(e) étudiant(e) dont la famille était contemporaine à Gougnies du Professeur Lucien Dautrebande. Il (Elle) doit donc descendre d'une famille établie à Gougnies lorsqu'il y naquit en 1894.
2. Il(Elle) doit habiter Gougnies.
3. Conformément aux statuts, le montant est une bourse de voyage pour faire un séjour à l'étranger afin de parfaire les connaissances.

Cette bourse a été accordée par deux fois avant l'année 2000.


(2) Université du Temps Disponible
Tél : 085/25 44 59
utd@huy.be

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Commentaires
Par CUCHE Joël le jeudi 11 décembre 2014 à 21h43
Ce jeudi 11 décembre 2014 , je lis ci-dessus des messages concernant la généalogie des familles Dautrebande. Avec l'UTD de Huy j'ai beaucoup travaillé pour la généalogie de ces familles et je continue à mettre à jour les données. Je reste à la disposition de celles et ceux que cela intéresse joel.cuche@jcfconsult.be
Par duatrebande michele le lundi 01 septembre 2014 à 20h02
mon grand pere s appelait également dutrebande gaston et etait marie a lakaye zoe et est decede en 1966 j essaye de retrouver mes aieule dutrebande frncois quai dautrebande a huy etait mon aieule
Par collart genevieve le mardi 26 janvier 2010 à 02h02
mon grand pere etait Gaston Dautrebande, marchand tailleur a Mettet. Il avait un fils Jean,pharmacien et une fille Leonce. Ils sont tous décédés.
"Oncle"Lucien venait régulièrement chez eux.
Par Ben le dimanche 14 janvier 2007 à 08h55
Pour Nathalie: réponse faite par e-mail
Par nathalie dautrebande le mardi 09 janvier 2007 à 15h22
Bonjour j'aimerais avoir plus de détails sur les dautrebande que vous connaissez pour faire une arbre généalogique. merci pour tout contact ou toute info veuillez envoyer a nath060@hotmail.com merci
Par Ben le mercredi 19 avril 2006 à 18h31
C'était 1948. Correction faite. Merci!
Par Ben le jeudi 09 mars 2006 à 08h49
Merci pour tes précisions. En ce qui concerne la date d'achat de la maison, je la tiens de Mme Baudoux elle-même, mais j'ai peut être mal compris. Je vérifie.
Par carly Jean le jeudi 09 mars 2006 à 00h57
Le Pharmacien Dautrebande dont parle ma soeur Maggy habitait Mettet, il souffrait d'un assez lourd handicap physique. Il était "spécialisé" dans les remplacements/interims d'officines. Le l'ai connu en qualité du R.W.S.C. Mettet pendant une brève période fin des années 60
Par carly jean le jeudi 09 mars 2006 à 00h52
la date d" acquisition (1944) de la maison Dautrebande m'étonne car à cette date, Richard Baudoux était je pense toujours étudiant et célibataire. Il a d'ailleurs exercé sa profession un certain nombre d'années dans l' actuelle Péterelle".
Par Carly Maggy le mercredi 26 octobre 2005 à 14h38
Quand j'enseignais à Thy-le-Château, il y avait un pharmacien qui portait le nom de Dautrebande et qui était de la même famille.
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