Les vieux commerces de Gougnies

Gougnies a changé d’aspect et d’habitudes

En 30 ou 40 ans, la physionomie d’un village comme Gougnies s’est profondément modifiée : nouveaux quartiers d’habitation, habitudes transformées, paysages modifiés ; les gosses ne jouent plus dans les campagnes et les industries ont fermé.
Ce qui frappe le plus sans doute, c’est la disparition des « petits commerces ». Même si le village a la chance de compter encore un magasin d’alimentation, deux débits de boisson et une pharmacie, on a peine à imaginer que -il n’y a finalement pas si longtemps- on recensait, simultanément, pas moins de six épiceries plus deux « ambulants », deux bouchers, deux stations de pompes à essence, deux cordonniers…
Un de nous s’est promené dans le Gougnies de ses souvenirs.

L'un des magasins les plus connus de Gougnies fut le « Castor » situé sur la place communale. En voici, à la charnière des années '40 et '50, l'intérieur, ses propriétaires, Raymond Soumillon et son épouse Augustine. Le client enjoué est le frère de celle-ci, Isaac Vaneukem.
(Photo coll. famille Soumillon)

Le « tchoumgam noir » ou Emplettes au magasin de la mémoire

De ces belles années-là, les images se bousculent, elles twistent au rythme d’une société grisée par l’évolution technologique et scintillent comme les sphères du plus célèbre vestige de l’exposition universelle. Mais, telles les premières émissions de télévision, elles perdent parfois de leur précision.

Le centre du village à cette époque, c’était bien sûr notre école, sa vie de tous les jours, ses odeurs de cuir et d’ardoise, les rires et les larmes de jeux de gamins dans une cour de récréation, et les « blibli » de tambours imaginaires au baudrier en bretelles de culotte courte.

Le maître d’école, alors parfaitement complice de parents soucieux d’assurer notre éducation, veillait au maintien des bonnes manières et le sens du mot « respect » s’apprenait dès la première année. « Bonjour, au-revoir, merci », salutations à monsieur le Bourgmestre, monsieur le Curé, monsieur le Secrétaire, au respectable Garde-champêtre….Héééé oui !

Ceci dit, petits malicieux que nous étions, nous avions nos petits penchants pour certaines friandises et le brave instituteur avait finalement acquis de l’expérience dans l’art de les débusquer.

Mais oui, rappelez-vous ces gros « tchoumgams » noirs au goût d’anis qui imposaient à nos maxillaires une gymnastique inspirée des ruminants de nos pâturages et laissaient aux commissures de nos binettes des reliquats dignes de vieux chiqueurs de tabac.

Déjà en poussant la porte de l’épicerie, le parfum de ces petites gâteries titillait insidieusement nos glandes salivaires. Le piège fonctionnait au pied de chaque comptoir, celui du Castor d’Augustine, de Marie Daffe, du petit Delhaize de Fernande, de l’Abeille d’Armande, du Bien-être d’Aline ou devant les présentoirs bien garnis de la Coopérative.

Devant le "Castor" encore, la génération suivante: Raymond et son épouse Paolina (à gauche, Madame Gilberte Semal une amie de la famille). Ils allaient ouvrir le "Courthéoux", juste à côté.
(Photos coll. famille Soumillon)
Une photo prise à la pentecôte 1968: on y voit Maurice Toussaint, Ida Lefèvre, Alexandre Beaurain et Fernand Caramin. En en arrière-plan le "Delhaize le Lion" de Fernande Beaurain. 
(Photo coll. Rita Beaurain)

C’était tout de même pas de notre faute si moyennant une petite pièce, ces coffres à trésors s’ouvraient pour nous sur le chemin de l’école ! Et puis, même si le maître nous protégeait un peu malgré nous contre l’overdose de gomme arabique, c’était sympa et on les aimait bien, nous, nos petites épiceries de village !

Evidemment, le jeu vidéo n’était pas né, nous étions toujours dehors et cette activité permanente maintenait au zénith notre capacité à faire honneur aux casseroles de maman.

Ah oui, la bonne table de la campagne, le bifteck du Grand Jules ou le célèbre boudin noir du Petit Bovesse, les légumes du potager ou ceux du marché sous la bâche du camion de Moïse ou de Julot dont la petite trompette annonçait le passage et nous restera à jamais dans l’oreille !

Et puis le poulet du dimanche acheté à la sortie de l’oeuf chez Raymond et engraissé avec son maïs dans l’enclos du jardin précédait traditionnellement le dessert dominical, la glace du papa d’Annie ou celle de Toni Bell dont les camionnettes semblaient évadées d’un parc d’attractions.

En hiver, sur les tartines du petit déjeuner, le miel des ruches du chef de gare ou de celles de Théo rassurait les grand-mères inquiètes du manque d’intérêt que nous manifestions à l’égard de l’écharpe de laine.

A l’occasion d’une grande fête familiale comme la communion solennelle, des virtuoses de la gastronomie locale jouaient sur la partition des menus de circonstance une oeuvre gourmande pour beurre et épices d’ici et de là en raies et en soles meunières. Ces authentiques artistes comme Jeanne, Adolphine, Rosa… cueillaient au terroir de magnifiques bouquets aux parfums de convivialité.

Pour le lendemain difficile des plus gourmands, le docteur Baudoux disposait de potions spéciales capables de dissiper vapeurs et brouillards, remèdes maintes fois expérimentés le mercredi de Pentecôte.

Bien sûr, les sorties de la compagnie à cette époque offraient aux participants de nombreuses occasions de maintenir à un haut niveau le coefficient de ré-hydratation. Si le soleil du moment se montrait généreux, un cordon d’oasis permettait aux valeureux marcheurs de ne point défaillir, et les tables de Kid Louis, Bancu, Malvaux, Jules André apportaient la fraîcheur aux couleurs du village, blanc et or.

Le jeune sapeur que j’étais en ce temps-là se souvient également d’arrière cuisines à l’abri desquelles les grands respectaient certaines traditions avec la jovialité locale…

Depuis des générations, Sainte Rolende est honorée chez nous et nul ne peut le nier, à Gougnies, on marche juste, on marche fort, Lucien l’aurait confirmé, lui qui avant le brave Gaston, donnait une nouvelle jeunesse aux chaussures des pèlerins.

Finalement, l’eau peut couler sous les ponts, la source est intarissable parce qu’elle puise son histoire au plus profond de ses racines. Véritable phare de l’année, la Pentecôte est le repère de la vie villageoise. L’affairement général de la population à l’approche de la Marche frappait déjà mon esprit d’enfant.

Une brèche dans un mur était réparée rapidement à l’aide de blocs de béton façonnés par Illario…

Une façade délavée reprenait en quelques jours l’éclat d’une peinture fraîche fournie par Henri ou Marcel…

Un toit en danger retrouvait avec Adelin une précieuse couverture d’ardoises…

Le tas de gravats était promptement évacué à grands coups de pelle de mon grand-père…

Et tout ce qui pouvait altérer le décor de la procession était rangé, peut-être dans une caisse fabriquée par le papa de Christine…

Le fusil était essayé, la hache soigneusement briquée, la coupe militaire des hommes fignolée par Jules ou Charles et la mise en plis de leur dame par Mireille…

La fête était là, éternel renouveau !

La vie du village reprenait ensuite son cours avec son cortège d’activités, l’école, les vacances, les voitures étaient de plus en plus nombreuses à traverser le village et s’arrêtaient parfois chez Kid Louis ou chez Gilberte pour faire le plein.
Et le temps passe, on quitte l’école du village, on s’éloigne peu à peu et le décor évolue. D’autres artisans arrivent et animent par après la vie locale, autres commerces, autres métiers qui doivent s’adapter à l’évolution, de bonnes maisons dans des domaines variés, électricité, boucherie, boulangerie, pharmacie, tiercé, automobile, restauration, musique, fleurs, chauffage et bien d’autres…

Mais l’époque que je voulais évoquer est celle de mon enfance, ce chapitre de mon village au fil duquel je ressentais particulièrement, et partageait avec celles et ceux de ma génération, le plaisir d’avoir sur les chemins de notre école une porte d’épicerie à pousser pour acquérir avec bonheur le « tchoumgam » qui irritait à raison le maître d’école que l’on a tous regretté.

Jean Marcelle.

Un lundi de Pentecôte. Derrière l'adjudant Albert Salmon on voit le café "Chez Bancu".
(Photo Coll. Antoinette Salmon)
Photo de droite: début des années '50 dans le café tenu par Amandine et Albert Soumillon que l'on voit derrière le bar. L'établissement était attenant à ce qui, plus tard, allait devenir la salle des fêtes Aimé André. Devant le bar, en militaire, Freddy Grégoire.
(Photo Coll. famille Grégoire)
Deux commerces face à face: la pompe "Total" qui était une des deux marques présentes à Gougnies.
(Collections Marcel Gallez, Rita Beaurain et Ch. Hébrant)
A l'autre coin de la rue de la Station se trouvait un magasin de "lingerie, confections, chaussures et tabacs". L'enseigne "Au Vrai Bon Marché" se distingue encore au dessus de la porte d'entrée. Il était exploité par Mme Deskeuvre, née Palmyre Weccel. Il fut pillé par les troupes et civils de passage en mai '40. C'est là qu'ensuite Kid Louis devait ouvrir son café "Le Ring".
(Collections Marcel Gallez et Ch. Hébrant)

Commerces disparus : l’inventaire

Pour compléter l’article de Jean, ci-dessus, nous avons pensé qu’il serait intéressant de tenter de dresser une liste, aussi complète que possible, des commerces qui se sont succédé à Gougnies.

Les fidèles du forum « La Place » ont donc creusé leurs méninges pour y puiser des souvenirs et c’est grâce à eux que nous sommes à même de vous présenter cet inventaire. Grâce aussi à de fins connaisseurs de Gougnies qui doivent être remerciés ici. Cette liste n’est pas, de loin, aussi agréable à lire que l’évocation qui la précède, mais nous pensons qu’elle a sa place dans cet ensemble puisqu’ un des buts de notre site est de favoriser la mémoire collective du village.

Vous constaterez qu’il reste, assez souvent, des points d’interrogation, des lacunes. Nous comptons sur les visiteurs du site pour amener des corrections et précisions. C’est pour cette raison que cette liste revêt une présentation assez « administrative » : si vous intervenez dans la rubrique « Commentaires » , merci de préciser que vous vous référez au commerce repris sous la numérotation par exemple « 1-9 » ou « 5-20 » etc.

Tous vos compléments d’information, témoignages, documents, photos seront les bienvenus.

Une précision encore : nous avons volontairement omis les activités commerciales encore existantes car, heureusement pour leurs gestionnaires, il ne s’agit pas de commerces du passé !

1-Epiceries :
1-1 Castor, place de Gougnies, Raymond et Augustine Soumillon. (45-60)
1-2 L’Abeille, rue de la Tourette, Léon Marchal et Flore tenaient l’Abeille, puis leur fille Armande et Alfred Lebrun. (45-60) Egalement Louis Poulin et Perrot Eugénie ainsi que Franz Milis et Annie. (années?)
1-3 La Coopérative (coin rue des Hayettes et rue des Grands Murs) Emile Nastavniy et Aline Moulin. Puis Franca Ricci (années ?)
1-4 Le Bien-Etre chez Malvina Looze. Exploité ensuite par Lucienne Looze (années ’50) puis par Aline Hébrant
1-5 Delhaize le Lion, rue de Châtelet. (Fernande Beaurain) (45-73)
1-6 Chez Marie Daffe, 28 place de Gougnies, également dépôt de gaz (45 – 60)
1-7 Courthéoux place de Gougnies, 30, Raymond et Paolina Soumillon, également dépôt de gaz (60 – 80)
1-8 à la même adresse Marie-Christine Maginet (enseigne ?) (années ?)
1-9 même adresse « chez Muriel » (Muriel Constant) du 31/07/96 à février 2003
1-10 même adresse : » au P’tit boutique » (Ludivine Soumillon) (années ?)
1-11 même adresse, juste après Raymond et Paolina ; Ivo Garutti et Martine Libotte . année 85-89. Enseigne : Epécé
1-12 après Muriel (1-9) et avant M-Ch Maginet (1/8) il y eut Thérèse X (années ?)
1-13 – dans les années 30, entre la ferme de Cyr André et la rue des Grands Murs, un commerce (épicerie) tenu par Suzanne Defrêne fille de Hector Defrêne qui fut bourgmestre en 39 et 40. Ce magasin aurait été repris par la famille Beaurain et déplacé (voir 1-5)
1-14- dans les années 30 une épicerie-débit de boissons dans une maison en retrait de la chaussée, à hauteur de l’actuel 34 rue de Dinant

2-Ambulants basés à Gougnies
2-1 Jules (Julot) Lebrun (50-80)
2-2 à partir de la ferme : les tournées de lait d’Yvonne Minet puis les tournées beurre et pommes de terre des Eechoudt/Vanwijnsberghe voir à ce sujet: notre dossier
2-3 rue de Dinant, aux environs de l’actuels N° 30 un M. Caessens qui vendait des boutons sur les marchés (années ?)

Voir ensuite rubrique 6

3-Boucheries
3-1 Rue Châtelet Jules Henseval (45 – 70)
3-2 Rue de Dinant Joseph Bovesse (55- 80)
3-3 Place de Gougnies, Yvan Borbouse et Josiane Dozot puis Michel Chenut (années ?)

4-Les cafés
4-1 Coin de la rue de la Station et de la rue de Dinant : Chez Marie Soumillon (45-50) puis Le Ring (Kid Louis )
4-2 En face : Le Ring (50 – 90) Kid Louis, ensuite : le Byblos de Walter Dubuisson et Monique, puis Annie Constant et Angelo Alfano, puis Gaston Constant, puis Jean Boudin, Georges Relands et Angelo Aquista,
4-3 Sur la place : Roger Wilmot ( 40-50 et quelques), puis Marie Soumillon et Jules André (années 50 – 70) puis François Cuvelier ( 75 – ?) : « Café de la Place » puis alors qu’il y avait une boulangerie en façade ( voir rubrique 5) Jean-Michel Jacquemain (années 95-96) a géré « L’Impasse » de David Lepage. Ensuite Ismet et Fatia ont tenu simultanément, l’Impasse et le Pavillon ( voir 4-10)
4-4 Chez Bancu (45 -70) Rue de l’Escuchau
4-5 Chez Malvaux (20 – 60) Rue de l’Escuchau + salle des fêtes. Tenue par Georges Remy, puis vers 1950 par Amandine et Albert Soumillon
4-6 Rue de Châtelet (le 23, actuellement chez Michel Caramin) tenu en 1900 par Léon Lefèvre et Olivia Hébrant
4-7 Rue de la Gare. Edmond Defresne (de ? à ? mais en tout cas en 1930) voir http://www.gougnies.be/dossiers/dossier-63.html les fêtes du Centenaire
4-8 Vers 1920 ( ? sous réserve) face à la gare., au coin de la rue du même , un café exploité par un M. Daffe . Il y avait aussi des chambres pour voyageurs.
4-9 Roger Malvaux rue de la Tourette, puis Yvonne Malvaux et Adelin Detellier, puis Rolende André et Jacques Malvaux, puis François Cuvelier. (années ?)
4-10 Le Pavillon exploité successivement par Jean Massaux, Roland Staessen et ( voir 4-3)
4-11 Le Bloody Mary exploité ( années ?) par Alex Beaurain ( après le garage, voir 5-8) avec Valérie Vanden Heyde, puis Valérie avec Jean-Paul Halbart
4-12 Dans les années ’30 un café rue de Dinant (actuellement, le 41 chez Michel Looze)

5-Divers
5-1 Le grand-père d’ Annie Van Bellinghen vendait, au 21 de la rue de Namur, de la glace en été et du poisson en hiver (1945 … ?)
5-2 Barco rue de Châtelet (80 – ?)
5-3 Coiffeur Jules Jooris face à la gare ( dates ?)
5-4 Henri et son fils Marcel Borbouse : peintures, droguerie, rue de Sart Eustache ( 1928 à 2001)
5-5 Tony Bell glacier (vers 1960) rue des Longs Bonniers
5-6 Mireille Lebrun coiffeuse avec sa maman Gilberte Poulleur au coin de la rue de Châtelet et de la rue de Namur puis 16 rue de Namur de 1968 à 1980 environ.
5-7 Cordonnier Gaston Nastavnyi rue de la Tourette(50- 2006) et Lucien Gillain (années ?) rue des Hayettes
5-8 Stations d’essence : Total rue de la gare (années ?) et Shell rue de Châtelet chez Jules Lebrun et Gilberte Poulleur (années 60) + au garage d’Alex Beaurain (actuel Bloody Mary) rue de Châtelet (années ?)
5-9 Magasin de disques rue de Châtelet où, ensuite, vint la fleuriste (5-10) années ???
5-10 fleuriste Artélys années ????
5-11 boulangerie , (Lepage) place de Gougnies (années ?) puis…
5-12 boucherie ( voir 3-3)
5-13 coin rue de la Gare et de Dinant : librairie et agence tiercé Alex et Monique en même temps que le Byblos, voir 4-2 ( années 1970 ?)
5-14 coin rue de la Gare et de Dinant ( en face du précédent) « Au Vrai Bon Marché » années 19 ??? – 46)
5-15 Francis Cuvelier, coiffeur, rue des Hayettes. Années ??
5-16 Galerie l’Ammonite rue des Longs Bonniers (2000)
5-17 Salon de coiffure rue de Dinant chez Mme Chiarot ( où exactement ? années ?)
5- 18 Dépôt de gaz chez Augusta Joly aux Hayettes. Elle vendait aussi du café Viroux du beurre et des œufs
5-19 Couturières : Elisabeth Huchon, rue de Namur et Bertha Tamine, place du Maka (années ?)
5-20 La Poste : successivement : 12 rue de Dinant (années ?), sur la place (maison actuelle de Guy André) (le facteur s’appelait Octave Gérard) (années ?) puis un peu plus loin dans la garage de Mme Pironnet (quand a-t-on supprimé la Poste à Gougnies ? Vers 2000 ?
5-21 Tannerie à la Turbine : Pensis
5-22. Bureaux des mutuelles : Jules Burton puis son fils Baudry Burton rue de Namur, Gaby Gillain, rue du Bos-le-Comte, Ernest Evraert sur la place, Georges Massaux, 26 rue de la Tourette puis chez Betty place du Culot, puis chez Freddy Grégoire rue de la Tourette . Vers 1975 Marie-Claude Baufayt 19 rue de Namur
5-23 années ’90 : une tentative de marché sur la place
5-24 Le manège des Longs Bonniers, Edmond Derenne puis Valérie X, puis Romuald et Cathy Malaise
5-25 Graineterie : Raymond Beaufayt rue de Namur
5-26 Menuisier Paul Michaux rue de Namur
5-27 Années 30 Dardenne, ferrailleur à l’actuel N° 7 de la rue de Châtelet
5-28 années 50 un magasin de chaussures, chez madame Demotte, rue de Namur 11
5-29 coiffeuse Gorski Christiane, épouse Chiarot Robert, rue de Châtelet n° 9, vers 1970
5-30 vers 1925 une fabrique de pantoufles voir pantoufles made in Gougnies
5-31 :années 30 Hermine Bastin, épouse d’Emile Caramin tenait un magasin à l’enseigne « Le Franco-Belge » dans l’actuel N° 4 ou 6 rue de Dinant
5-32 : années 50 Ida Lefèvre, épouse Fernand Caramin tenait dans l’actuel 8 rue de Dinant un magasin de tabacs et liqueurs
5-33 : années 80 Illario Garutti fabriquait des blocs en béton rue de Châtelet

6-Les ambulants « étrangers » qui passaient par Gougnies
6-1 Maurice Bureau de l’Epécé (économie populaire) épicier à Biesme (il distribuait régulièrement des caramels aux enfants et jouait souvent avec eux au football).
6-2 Jules Demeure qui effectuait chaque vendredi sa tournée de livraison de viande .Il était aussi installé à Biesme.
6-3 les différents boulangers:
-les Ouvriers Réunis de Charleroi
-Joseph Remy de Biesme
-jean Ulens de Villers-Poterie
-COOP
-Scieur de Acoz (années’50)
-Gillard Lorge, rue du Tienne à Villers
6-4 les brasseurs
-Les Ouvriers Réunis
-Tenret (chauffeur : Gaston)
6-5 Légumes, épicerie : Moïse, de Falisolle
6-6 Gabriel marchand de glace qui avait une 2 CV qu’il décapotait et remplaçait la capote par un parasol. La voiture portait l’inscription  » Gaby » et quand les enfants n’avaient pas assez de sous, il donnait quand même la glace
6-7 années ’70 un poissonnier de Ransart
6-8 Galle (Villers) bonbonnes de gaz
6-9 Pierre et sa maman, de Scry fruits et légumes

Première photo: Illario et Ivo Garutti (la personne à l'avant-plan n'est pas identifiée) posent devant la presse et ses extensions pour fabriquer les blocs. Deuxième photo: un autre stade de la fabrication. Combien de constructions de Gougnies n'ont-elles pas eu leur matière première ici? 
Troisième photo: une caracole. A l'arrière-plan on voit le café "La Place" Parions qu'il fut bien fréquenté ce jour-là!
(Photos famille Garutti)
La quatrième nous montre Saint Nicolas en visite "Chez Muriel" il y a une dizaine d'années.
(Photo Muriel Constant)